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Le Mémorial National des Marins Morts pour la France
et
l'Association "Aux Marins"
Consulter le dépliant :
Le Mémorial National des Marins Morts pour la France
et
l'Association "Aux Marins"
Consulter le dépliant :
Parmi les 100 000 visiteurs annuels qui entrent au cénotaphe, partie intégrante du Mémorial National des marins morts pour la France de la Pointe Saint Mathieu, un
certain nombre d'entre eux écrivent quelques mots dans le livre d'or. C'est toujours pour marquer leur intérêt pour ce qu'il ont découvert ou pour témoigner de leur émotion devant ces visages de
marins.
Nous avons voulu, à travers un diaporama, vous amener sur les chemins de la Pointe Saint Mathieu jusqu'au Mémorial et, avec quelques extraits du Livre d'Or, vous faire découvrir le cénotaphe et son ambiance si particulière.
Voir la vidéo :
Calendrier des manifestations
organisées en 2012 au
Mémorial National
des Marins Morts pour la France :
Consulter : Les rendez-vous en 2012
Afin de conserver un souvenir de leur passage au mémorial et ainsi participer à l’hommage rendu aux marins morts pour la France les visiteurs peuvent acquérir des médailles double-face millésimées et à séries limitées.
Sur l’une des faces figure notamment le visage de la «mater dolorosa» qui culmine en haut de la stèle du mémorial,

Sur l’autre face le label « Monnaie de Paris ».
La Monnaie de Paris est un établissement public à caractère industriel et commercial. Elle est tout à la fois un service public régalien (fabrication de la monnaie nationale française), une industrie, une image de marque, un musée et un espace de création artistique.
Modèle original, conçu et déposé par l’association Aux marins avec le partenariat « Monnaie de Paris », il s’agit d’un objet de souvenir de grande qualité, esthétique, accessible à tous et surtout chargé du symbole de la reconnaissance nationale aux marins d’Etat, de commerce et de pêche disparus en défendant la liberté de notre pays.
Cette médaille entre dans les collections couvrant les monuments historiques de France.
Seule la médaille mise à la disposition des visiteurs au cénotaphe est agréée par l’association Aux marins qui gère le rayonnement du Mémorial.
Elle peut faire l’objet d’un envoi postal.
Voir la présentation de la médaille dans notre rubrique "produits dérivés" :
LIEU SACRE ET INVIOLABLE
La sépulture marine est depuis toujours un lieu sacré dans l’esprit des gens de mer.
Sur le littoral français, l’héritage des Celtes avec ses traditions, légendes et croyances liées à l’âme des marins disparus a beaucoup contribué à ce que les sépultures marines bénéficient d’un fort sentiment de respect.
La sépulture marine est considérée comme un sanctuaire inviolable : les « profanateurs » sont menacés des pires malheurs !
Ainsi, Anatole Le Braz, écrivain, rappelle par un conte dans son ouvrage « La légende de la mort » que la malédiction poursuit et punit celui qui a profané la sépulture du marin mort en mer.
Cette tradition ancestrale du respect des sépultures marines semble être remise en cause de nos jours comme en témoignent deux événements récents relatés par la presse : le « crash » de l’avion Rio-Paris et l’initiative personnelle d’un plongeur sous marin sur l’épave du sous-marin Narval.
L’EPAVE DE L’AIRBUS A 330
L’identification de l’épave de l'Airbus A330 d'Air France, qui s'est abîmé en mer en juin 2009 entre Rio et Paris avec 228 personnes à bord, et les divergences entre les souhaits émis par des représentants de familles des victimes posent la question du respect des sépultures marines.
Car deux ans après cette tragédie, c’est incontestablement ainsi que doivent être considérés d’abord les restes de cet avion.
Bien sûr, il ne saurait être question de remettre en cause le principe des opérations techniques indispensables pour tenter d’expliquer complètement l’origine de ce drame et d’en éviter le renouvellement : la recherche et la remontée de boites noires ne pose aucune difficulté morale.
Bien sûr, on peut souhaiter pouvoir au mieux identifier les responsabilités, mais déjà, cet objectif doit aller de pair avec le respect des victimes.
Bien sûr, on doit permettre à chacun des proches de ces victimes de faire le plus complètement possible son deuil et d’honorer ses morts selon ses croyances, ses traditions, ses sentiments profonds.
Mais, lorsque ces objectifs sont contradictoires et que certains exigent le relevage de l’épave pour pouvoir enfin rendre un dernier hommage à ceux qui seront retrouvés, alors que d’autres demandent que la sépulture de leurs proches ne soit pas touchée, ne soit pas déplacée, ne soit pas profanée, ne faut-il pas d’abord écouter et respecter ces derniers ?
Les victimes n’étaient pas marins, ne voyageaient pas par mer, mais la mer les a pris, depuis deux ans. Elles sont dans ce vaste cimetière marin que sont les océans. Doit-on exiger de leurs familles de les voir déplacées, analysées, identifiées, probablement pour recommencer un deuil traumatisant ? C’est à ces familles d’en décider, mais tant que l’accord de toutes n’est pas obtenu quiconque peut-il se sentir autorisé à relever cette sépulture ?
Finalement 154 corps seront remontés à la surface. On peut imaginer le nouveau deuil traumatisant pour les familles, celles à qui on a rendu le corps forcément altéré et dégradé après 2 ans au fond des océans, celles à qui on n’a pu rendre le corps… Dans cette affaire la dignité et le respect des malheureuses victimes et de ceux qui les pleurent ont-ils été préservés ?
Dans ces malheureuses circonstances aucune décision hélas ne peut faire l’unanimité.
L’EPAVE DU SOUS-MARIN NARVAL
En ce qui concerne les marins péris en
mer, des reportages récentes parus dans le Télégramme de
Brest (1) et l'Ouest France (2) ont
vivement interpellé les familles du sous-marin Narval. Rappelons que ce sous-marin, qui avait rejoint très tôt les Forces Navales Françaises Libres, a disparu avec ses 50 marins le 15 décembre
1940 à 40 nautiques des côtes tunisiennes après avoir sauté sur une mine.
Ce reportage concernait une initiative prise par un plongeur français pour, selon ses dires, retrouver l’épave du Narval, y apposer une stèle et effectuer un reportage photographique en vue d’éditer un livre.
Les conditions de la plongée paraissent surprenantes tant elles s’affranchissent de toute autorisation juridique (3) et morale. (4)
Le plongeur interviewé relate que « comme les autorisations sollicitées n’ont jamais été accordées il a plongé en toute illégalité »
Mais ceci n’est rien comparé à la suite de l’interview où le plongeur déclare « qu’il n’a retrouvé aucune trace des occupants. Les ossements ont été dispersés par les courants ».
Les familles ont été profondément choquées voire traumatisées par la lecture de cet article qui ravive leur souffrance au lieu de l’atténuer.
Doit-on tout tolérer au nom des actions de mémoire, notamment lorsque le mercantilisme n’est pas étranger à l’initiative ?
L’ABSENCE DU CORPS
En l’absence du corps le deuil des familles est beaucoup plus long, car leurs sentiments sont constamment partagés entre la douleur, l’angoisse et même l’espoir car inconsciemment elles se demandent si leur cher parent a réellement disparu.
Les gestes symboliques prennent alors beaucoup d'importance, comme le dépôt d'une gerbe de fleurs à la mer, la mise en place d'une stèle, le baptême d’un nom de lieu, la création d'un mémorial avec les noms et/ou les photos des disparus, un temps de recueillement organisé périodiquement pour soutenir les familles et leur procurer un moment d’apaisement.
Pour le Narval, une stèle comportant le nom des disparus a été érigée à Brest.
Des rues portent le nom du sous-marin Narval,
notamment à Saint Renan et à Brest.

Voir ces articles dans la revue de presse 2010 :
http://www.amedenosmarins.fr/10-album-1591447.htm
Le cénotaphe, partie intégrante du Mémorial national des marins morts pour la France situé à la pointe Saint Mathieu comporte sur ses murs les photographies des disparus ;

un temps de recueillement avec les familles des disparus a été organisé par l’association Aux Marins en 2010.(5)
Les noms des sous-mariniers du Narval figurent sur le mémorial érigé à Toulon à la
mémoire des sous-mariniers disparus.
Photographie : Nicole Agéa
Quelles que soient leur nature, toutes ces marques de respect et d’hommage aux marins disparus, toutes ces formes de soutien aux familles, toutes ces actions de mémoire sont nécessaires et légitimes.
Elles doivent être favorisées et soutenues par les collectivités, les associations liées à la mémoire des disparus, qu’elles soient culturelles ou patriotiques.
Pierre LEAUSTIC
(1) Edition du 30 juin 2011
(2) Edition du 2 août 2011
(3) droit des épaves maritimes
(4) les familles n’ont pas été informées au préalable
(5) Voir article sur notre blog : 02 juin 2010 - hommage aux marins du sous-marin "Narval"
Le jeudi 02 juin 2011, en prélude aux manifestations organisées dans le cadre de la journée nationale de la mémoire maritime l'association "Aux Marins" avait convié ses adhérents à une randonnée de mémoire organisée par Jean Paul Cornec, président délégué, sur le sentier côtier reliant la Pointe Saint Mathieu à la commune voisine du Conquet.
Les personnes ayant répondu à cette invitation se sont retrouvées devant le Mémorial national des marins morts pour la France avant d'emprunter le chemin côtier au bord de la mer d'Iroise sous la houlette de nos guides, Jean Fagon et Jean-Pierre Donnard.
Nos visiteurs ont parcouru un sentier chargé de mémoire et d'histoire. Un sentier qu'aimait arpenter l'amiral Emile Guépratte, héros des Dardanelles et initiateur de la stèle de 17 mètres élevée à la mémoire des marins morts pour la France en cette pointe du Finistère.
Albert Laot dans son excellent ouvrage "Saint Mathieu de Fine-Terre - Hommage aux marins disparus" (Edition Association Aux marins) cite Fernand Merle, biographe de l'amiral Guépratte :
"Du conquet à Saint Mathieu à cette extrémité du Finistère , Emile Guépratte s'engage sur le sentier de douanier que fouette le vent du large.Pas un arbre. mais de maigres fougères et quelques chardons s'efforcent de trouver une terre nourrcière entre les blogs usés du granit breton. C'est un paysage quasi éternel qui s'offre à ses yeux. De grandes vagues lentes se brisent sur les rochers. Un goéland plane, bercé dans ce ciel du bout du monde où passent de lourds nuages blancs sur un fond de bleu pur. Depuis des millénaires, combien d'hommes sont venus juqu'à ces rives, contempler et craindre du haut des falaises, ces mystérieuses routes de la mer où l'on voit parfois se coucher un soleil de feu ? Le jeune garçon découvre un magnifique panorama. Au nord-ouest s'allonge au ras de l'eau les îles Béniguet, Molène, et Ouessant. Au Sud-Est apparaisent les falaises de la presqu'île de Crozon et plus loin vers le Sud, c'est la poine du raz et l'île Ile de Sein."
Concernant le lieu d'emplacement du Mémorial national aux marins disparus, l'Amiral Guépratte avait déclaré :
« Tous les points du littoral français, paraissent dignes de l’honneur de glorifier les marins disparus, mais il en est un, qui se désigne par lui-même, par sa situation géographique, c’est la pointe extrême du Finistère qui s’avance comme une proue dans la mer. L’emplacement choisi doit être l’extrémité du Cap Saint Mathieu, qui placé dans un site magnifique, domine l’immensité des mers"
Cette proposition de l'Amiral Guépratte était acceptée et le sénateur Henry Béranger rapporteur de la loi du 19 juin 1923 au Sénat avait précisé :
"...le projet sera édifié sur l'une des falaises de l'extrême pointe du Finistère. Il nous paraît que nul autre emplacement ne saurait
mieux convenir à ce monument unique de la piété nationale dédié à tous les héros de la mer sans distincion de provenance ou d'origine.
Porté sur ce grandiose piédestal à l'aspect sauvage et rude comme sur une immense proue de navire que n'a pu entamer, durant des siècles, l'assaut combiné de la mer et des vents du large, le
monument aux marins de la guerre apparaîtra comme le symbole de le persistance à travers les âges, des vertus héroîques des marins français..."
Consulter les articles consacrés à la stèle :
sur notre blog :
12 Juin 1927 - Inauguration du Mémorial des Marins Morts pour la France
sur notre site :
l'histoire du mémorial : de la stèle au cénotaphe



Tout le long du chemin, la Pointe Saint Mathieu reste à portée de vue

Le Conquet est tout proche !
Le Conquet, une commune où il fait bon vivre !
Accéder au site : Le Conquet
Le Port
Nous voici arrivés au terme de notre randonnée.
Nous sommes attendus par les membres de la société nationale de sauvetage en mer (S.N.S.M.)
Didier Quentel, président de la station, Jean-Pierre Clochon, vice-président, Gérard Bosch, patron du canot "La Louve" nous accueillent.
Ils nous présentent l'histoire de la station mais aussi son actualité avec ses moyens d'actions et la narration de quelques interventions récentes qui concernent des sauvetages de navigateurs en difficulté ainsi que des évacuations sanitaires, notamment depuis l'île Molène toute proche.
Cette visite à la station SNSM a permis à l'association Aux marins:
-de marquer sa reconnaissance et son soutien à l'action des sauveteurs en mer de la SNSM.
-de rendre hommage aux sauveteurs en mer disparus en allant secourir des personnes en difficulté
-de conclure la randonnée par un dernier signe à l'amiral Guépratte dont au moins 3 canots ou vedettes de la SNSM ont porté le nom : Loctudy (1958), Saint Cast le Guildo (1960) La Seyne sur mer (1968). Ce n'est sans doute pas un hasard si la SNSM a donné le nom de Guépratte à plusieurs de ses canots de sauvetage tant les sauveteurs de la SNSM se retrouvent dans les qualités reconnues à l'amiral : bravoure exceptionnelle, courage à toute épreuve, folle audace face au danger, humanisme profond.
Voir article de René RIchard sur le blog : L'amiral Emile Guépratte "le mangeur de feu"
Puis, c'est la découverte de la SNS 151 "La Louve", vedette d'intervention, prête à appareiller.
Un caseyeur conquétois et le bateau assurant la liaison avec les îles Molène et Ouessant entrent au port.

Retour au poste de la SNSM pour le pot de l'amitié préparé par Céline Enthime et les bénévoles de l'association Aux Marins ...
... et pour la photo de famille.
Accéder au site de la SNSM Le Conquet :
Photographies : Daniel-Paul Bouffaré et Jean-Jacques Tréguer
Revue de presse
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