L'association "Aux Marins" assure le rayonnement du Mémorial National des Marins Morts pour la France à Plougonvelin (29).
16 Avril 2026
Héros honoré :
Jeune marin résistant, dénoncé, torturé, fusillé : Bernard MAÎTRE,
il avait 20 ans
Après l'accueil des demoiselles étudiantes au Lycée « Amiral RONARC’H de BREST sur le site du mémorial, Jacques a présenté le déroulement de la cérémonie à la mémoire des marins de toutes les marines, morts pour défendre nos libertés
Depuis le Cénotaphe sur l’Esplanade du « Souvenir Français», remontée de la Flamme de l’Arc de Triomphe de Paris, LA FLAMME DE LA NATION.
La Flamme prélevée à l’Arc de Triomphe a été apportée, en 2008, au Mémorial National de Saint-Mathieu par le « Relais Sacré de l’Arc de Triomphe » de Paris.
L’association « Aux Marins », est héritière de la grande tradition, « La garde de la Flamme ».
Regardez les visages de ces 2000 marins, morts pour la France.
Ne les oubliez pas !
Ces HEROS étaient des artisans de PAIX !
Nous savons que la paix, entre les Hommes, entre les peuples, est toujours fragile.
RECIT de VIE de Bernard MAÎTRE
C'était un jeune marin, à peine plus âgé que vous. Entré dans la résistance, il a été dénoncé par un camarade résistant, un traitre, il a été condamné à mort. Quelques minutes avant d'être fusillé il réussit à envoyer une émouvante lettre. Voici son histoire ainsi que le texte écrit à ses parents, à sa famille.... Il nous parle aujourd’hui …
"Adieu chers camarades, c'est aujourd'hui que l'on meurt pour la France". En regardant le peloton d'exécution et en frappant très fort sur son cœur, il leur a dit "j'en ai là".
Impressionnés, les allemands lui ont rendu les honneurs militaires.
Dans sa cellule, Bernard avait pu écrire une lettre à sa mère et à sa famille, il avait cette lettre roulée en boule dans ses mains attachées dans le dos.
Il a réussi à jeter sa lettre sur la route depuis le camion qui le conduisait avec ses camarades au peloton d'exécution.
Récupéré par des villageois des faubourgs de VESOUL, cette lettre est parvenue à sa famille et jusqu'à nous.
Lettre de Bernard MAÎTRE, écrite à sa famille le matin de son exécution, le 16 février 1944 :
" Ma petite Maman chérie, mon petit Papa chéri, mon cher petit frère et toute ma chère famille. C'est un mercredi, par un beau matin de février, que mon pauvre corps tombera sous les balles de nos ennemis.
Soyez forts, tous chers regrettés et soyez fiers de ma mort honorable
Je suis né français et je mourrai français. À cette dernière heure mon esprit se calme ainsi que mon corps, mes idées bien définies, ainsi que mes actes.
À cette heure tragique, mes bourreaux nazis ont eu l'audace de m'offrir une cigarette, je l'ai refusée, m'entendez-vous ? Pendant mon incarcération, je n'ai absolument rien sollicité. C'est en digne et noble français que je veux mourir.
Courage, chers parents chéris et Patriotes, je meurs. Pour me venger, punissez les actes odieux qui sont commis sur notre terre chérie.
Adieu, France chérie et immortelle. Adieu, petite Maman chérie, Papa et petit frère. Je redis, avant de mourir, les paroles qu'un Patriote comme moi a dites avant de mourir, "Je meurs pour que la France vive".
En 1945, trois résistants revenus du camp de concentration de Buchenwald, ont cité les paroles de Bernard :
"Ne vous en faites pas, vous êtes mariés, je suis célibataire, je prends tout sur mon dos. Les dépôts d'armes, je leur dis que c'est moi tout seul".
Célébrons ensemble, cette flamme de l’ESPERANCE !
La Flamme de la PAIX !
« C’est la voix de la Liberté, celle de notre Histoire,
La voix de la France, qui nous dit avec
l’Arc de Triomphe de Paris, la tombe du soldat inconnu, et cette cérémonie aujourd’hui !
« Même s’ils se taisent, alors les pierres crieront » (1)
(1) Extrait du poème du Général d’Armée Bruno DARY Président de « La Flamme sous l’Arc de Triomphe-La Flamme de la Nation